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«Seriez-vous prêt à vous débarrasser de votre corde à linge pour des raisons d'esthétique?»
Photo: François Gervais
Source: Brigitte Trahan Le Nouvelliste, le lundi 23 juillet 2007
Épingler des vêtements fraîchement lavés sur une corde à linge et laisser le vent y imprégner ses effluves estivaux, c’est quelque chose d’ancestral, de naturel, d’international.
C’est presque gravé dans nos gènes. Étendre son linge dehors, c'est un geste positif pour l'environnement, ça crée des économies d'énergie... et ça sent tellement bon. De nos jours, toutefois, la
corde à linge des uns fait le malheur des autres. On ne veut plus avoir les "bobettes" du voisin dans sa vitrine. Poétique pour certains, la corde à linge est devenue synonyme de laideur pour
d'autres. Ce n'est pas tant qu'elle soit associée à la pauvreté et à l'image des ruelles des quartiers ouvriers des années 1950 "car bien des quartiers moyens en ont aussi aujourd'hui", fait
remarquer Sylvie Tardif, sociologue.
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